
Update 25/01/2025
Quand j’étais petit, je rêvais d’avoir un grand pylône pour y installer de belles antennes. Aujourd’hui, je suis devenu grand et suffisamment sage pour me contenter d’un petit pylône 😊. Bien que banal, cette petite histoire est surtout là pour remercier tous les copains qui ont donnés un petit (ou énorme) coup de main et sans qui, tout cela n’aurait peut être pas existé …
Le choix du pylône:
Au départ, C’est Patrick HA5PHK (F5PHK) qui m’avait motivé et donné l’idée de construire moi-même mon pylône en suivant le modèle qu’il avait entrepris avec l’assistance indispensable de son épouse F1IQU. Le lien de l’image renvoi vers son site sur la page dédiée à sa construction. Vous pouvez aussi visiter ses autres pages, notamment celles qui font référence à la construction de magiques boites d’accord du genre ‘mouse’. Au final, une opportunité à fait que ce n’est pas la solution que j’ai retenu.
Le Versatower télescopique basculant 3x6m
Entre temps, je scrutais les sites de vente spécialisés pour les radioamateurs, au cas où … et je suis tombé sur une annonce de Alain (5R8AL / F6ACT), qui vendait un Versatower 18m basculant pour un prix plus que raisonnable (bien moins cher que ce que m’aurait couté l’acier d’une construction perso). Le seul HIC, c’est qu’il fallait aller le démonter et le rapatrier. Rien de bien compliqué si ce n’est que le truc était planté dans la campagne aux pieds des Pyrénées, soit à près de 900 Km de chez moi, et bien que dévoué pour donner un coup de main, à plus de 80 ans, Alain ne pouvait pas s’en occuper. Comme j’avais prévu de passer quelques jours dans cette région pour mes vacances, j’en avait profité pour aller rencontrer Alain et voir ce pylône de près. Le truc était parfaitement fonctionnel et en relativement bon état à l’exception de la platine de pied qui ne me plaisait pas trop même si cela semblait robuste. Par contre, coté accessibilité pour le démontage, je dirais que s’il avait été planté sur la lune cela aurait sans doute été plus facile …
Démontage et rapatriement
L’homme de la situation fut bien sur mon ami Jean Jacques ‘Jack’ habitant à quelques 50 km du pylône. Quelques jours plus tard, avec l’aide de Alain et d’un de ses acolytes, il procédait au démontage et gambergeait pour trouver une solution de rapatriement.

Après quelques recherches, il avait jugé que les tarifs des transporteurs étaient trop élevés et avait pris la décision de faire l’aller/retour (soit 1800 km) avec une camionnette et une remorque pour me livrer en personne. Il est comme ca Jack, il a un petit coté super héros qui ne recule devant rien 🦹.

Modification du pied
Bien qu’en acier de 20mm, la platine et ses goussets n’avaient pas très belle allure. J’avais donc décidé de tronconner et reconstruire l’embase d’après des cotes trouvées sur le net. J’avais ensuite dessiné et fait découper de nouvelles pièces dans de la tole de 12 mm. Pour cela, je m’étais tourné vers mes copains de la société Ravoyard SA (entreprise de charpente métallique dans le Jura). Pour le scellement, plutôt que de faire une chaise, j’avais fait le choix d’une platine similaire à ce que l’on fait pour les pieds de poteau de bâtiment, soit platine de pré scellement dotée d’une bèche soudé et 4 crosses en 24mm de diamètre .

Le scellement
Qui dit scellement dit trou et béton et pour ca, mon copain Jean Pierre et sa mini-pelle étaient ce qu’il me fallait. Comme j’avais un terrassement et une dalle à faire, c’était l’occasion pour planter un dé de béton en même temps. Le trou fait 140x140x140 cm (soit 2.7 m3 de béton). La platine était suspendue par des tiges filetées qui ont permis le réglage des niveaux avant le coulage. Une cage treillis avait été déposée autour des crosses ainsi qu’un piquet de terre enfoncé au fond du trou.

Assemblage du pied
Une fois les pièces reçues (une platine et 4 goussets), il fallait souder tout ça conformément au plan et Gilles (F1UNR) c’était proposé pour être à la baguette. Gilles n’est pas un simple soudeur, c’est un expert en méthode de soudage. Il m’avait garanti qu’avec un simple poste à souder portable et les bonnes baguettes (mais aussi son savoir faire), on pouvait faire l’assemblage directement sur place et ainsi avoir la certitude d’un bon aplomb et une bonne maitrise de la déformation des pièces. Apres une petite matinée de boulot, le truc etait soudé de chez soudé.

Mon pote Jean Philippe ‘Max’ m’avait filé de la peinture blanche que l’on utilise pour les marquages routier au sol et parfaite pour peindre le socle. Quand au pied, il était repassé par les mains des copains de la société Ravoyard SA pour subir une galvanisation à chaud.
Assemblage du Pylone (25/01/2025)
Ce matin un petit rayon de soleil à fait son apparition et je me suis dit « En voila une belle journée pour finir d’assembler mon pylône 😊 ». Le pied étant déjà en place avec l’élément du bas, j’ai monté et câblé le treuil de basculement. Ca bascule bien, l’effort sur la manivelle est acceptable et le système de freinage, bien qu’archaïque, donne un sentiment plutôt sécurisant pendant la manœuvre (sans doute aussi dut au fait que quand on est à la manivelle on est pas sous le pylône 😁). Ensuite je me suis coltiné l’emboitage des 2 éléments intérieurs et croyez moi ou pas, mais même pour un balaise comme moi (…) ça n’a pas été du gâteau. Pour finir, j’ai remonté toutes les poulies et passé les câbles. Entre temps, le soleil avait disparu laissant place à de menaçants nuages, ce qui signifiait pour moi « restons en là pour aujourd’hui« . Prochaine étape, la motorisation de l’élévation. J’ai déjà un œil sur un treuil 220v de 1500w (500/1000 Kg) mais je vais quand même faire un plan de support avant de le commander.

La suite au prochain épisode ….